Fluchtweg nach Marseille, bilder aus einem Arbeitsjournal (Allemagne, 1977)

Mardi 6 novembre à 19H00
Vidéodrome 2, 49 Cours Julien 13006 Marseille
En partenariat avec le Goethe-Institut.

Un film de Ingemo Engström et Gerhard Theuring, présenté par Katharina Bellan, docteure en histoire contemporaine et études cinématographiques, chercheuse associée à l’UMR Telemme, Aix-Marseille Université

Fluchtweg nach Marseille propose un voyage à travers la France des années 1970, suivant le chemin de l’exode de 1940, tel qu’a pu le vivre Anna Seghers. Le destin de Walter Benjamin y est longuement évoqué. Le roman d’Anna Seghers, Transit évoque aussi les noms de Carl Einstein, ou d’Ernst Weiss, auquel Anna Seghers pense quand elle crée le personnage de Weidel, mais c’est Benjamin qui marquera les mémoires, dès les années 1970. Le paysage méditerranéen semi aride du petit port espagnol où se trouve la tombe de Walter Benjamin résonne avec le paysage désertique des Goudes où Rüdiger Volger lit le roman de Seghers.?Le tournage au présent dans les lieux de l’exode s’attache à enregistrer les traces du passé (comme le chemin des Pyrennées emprunté par Walter Benjamin ou l’immense mémorial d’Oradour-sur-Glane), ou sa résurgence dans le présent (à travers des graffitis à Paris ou à Marseille), offrant alors un champ de réflexion sur ce qui est à comprendre de l’histoire au présent.

Tarif 5 euros (+ 3 euros d’adhésion)

 

 

 

 

LE RETOUR DU FLÂNEUR

Samedi 22 et dimanche 23 septembre
Mardi 2 octobre et dimanche 14 octobre
Cycle de projections / rencontres proposé par Image de ville conçu et présenté par Sylvain Maestraggi, photographe et critique de cinéma

« Je partis en promenade. Celle-ci, comme elle était la première dans cette ville, devait se plier à ma vieille règle de voyage ; à l’opposé de la plupart des étrangers qui à peine arrivés vont s’entasser dans le centre-ville, il s’agit tout d’abord d’explorer la banlieue. »
Myslowitz, Brunswick, Marseille, 1930

Se perdre, s’éloigner du centre… Walter Benjamin livre sa manière de découvrir la ville. En 1926 et 1928, il s’engage dans un corps à corps avec Marseille, ville portuaire, lieu de transit pour passagers et marchandises. Dix petites proses et trois études sur le haschich voient le jour. Ce qu’il y consigne trouvera de nombreux échos dans son œuvre poétique et philosophique. Cette programmation tente de composer une constellation de regards qui s’accordent avec ses « images de pensée ».

LE RETOUR DU FLANEUR #1

Vidéodrome 2, 49 Cours Julien 13006 Marseille
Entrée à 5 euros (+ 3 euros d’adhésion)

Samedi 22 septembre 2018

Promenade 1 – 18 h

« Se perdre dans une ville comme on se perd dans une forêt demande tout un apprentissage. »
Grand explorateur du vingtième siècle, Walter Benjamin choisit les territoires les plus proches et ouvre des pistes dans la jungle des villes. Mais tout explorateur se doit d’être un bon narrateur.

Orientations d’Ismaïl Bahri
(documentaire expérimental – France – 2010 – 20 min.)
Une déambulation dans la ville de Tunis. Le hors-champ reflété dans un gobelet rempli d’encre sert de boussole, de flotteur illusoire à un cheminement funambulesque.

De larges détails : sur les traces de Francis Alÿs de Julien Devaux
(documentaire – France – 2006 – 56 min.)
L’artiste-marcheur Francis Alÿs a choisi Mexico comme laboratoire de son œuvre. Les situations qu’il observe dans la rue se changent en performances qui sont autant de petites fables.

Promenade 2 – 20 h

« Plus nous nous éloignons du centre, plus l’atmosphère devient politique. »
Dans Marseille, Walter Benjamin suit une ligne vers le nord. Passé la Joliette, il découvre les faubourgs et les bassins du port industriel. Marseille est bien plus qu’une simple ville méridionale.

Impressions du vieux port de Marseille de László Moholy-Nagy
(documentaire – Allemagne – 1929 – 10 min.)
Artiste d’avant-garde, professeur au Bauhaus, Laszlo Moholy-Nagy se rend à Marseille pour filmer le pont transbordeur. Derrière le Vieux-Port et la Bourse, il découvre l’envers du décor.

Grand Littoral de Valérie Jouve
(documentaire expérimental – France – 2003 – 20 min.)
Sur les hauteurs des quartiers Nord s’est implanté un des plus grands supermarchés d’Europe. Un peuple de promeneurs semble s’être donné rendez-vous dans la colline qu’il domine.

Fos-sur-Mer de Peter Nestler
(documentaire – RFA – 1972 – 24 min.)
Suivant l’expansion du port toujours plus au nord, l’industrie quitte Marseille pour s’installer à Fos. Elle emporte avec elle la main-d’œuvre ouvrière et l’habitat précaire aux abords des chantiers.

Dimanche 23 septembre 2018

Photo-Impressionem-Vom-Alten-Marseiller-Hafen.

Promenade 3 – 16 h

« Pour connaître la tristesse de villes si glorieusement rayonnante, il faut y avoir été enfant. »
Au nom de l’enfance, Walter Benjamin défend les quartiers menacés de démolition. L’enfant détient les clés de la ville. De même que l’être aimé qui conduit l’amoureux à errer dans les rues.

In the Street de Helen Levitt, James Agee et Janice Lœb
(documentaire – USA – 1948 – 17 min.)
Helen Levitt et James Agee, compagnons de route du photographe américain Walker Evans, filment les jeux des enfants sur les trottoirs de New York.

Blight de John Smith
(documentaire expérimental – Angleterre – 1996 – 14 min.)
Dans un quartier en destruction de Londres s’élèvent les voix des habitants déplacés. Elles forment bientôt avec les images une symphonie de timbres, de matières et de couleurs.

Histoires nées de la solitude de Sylvain Maestraggi
(documentaire expérimental – France – 2009 – 35 min.)
Des pelouses du Tiergarten aux sommets de la Viste, une déambulation dans les rues de Marseille et Berlin, guidée par les écrits de Walter Benjamin sur l’amour, l’enfance et la ville.

Promenade 4 – 18 h

À Paris, Benjamin apprend l’art de la flânerie. De ces séjours naîtront Sens unique, Paris capitale du xixe siècle, et ses essais sur Baudelaire. À Berlin, sa ville natale, qu’il devra fuir en 1933, il consacre les proses philosophiques d’Enfance berlinoise.

Un ange passe de Ian Menoyot (série « Bribes »)
(documentaire expérimental – Belgique – 2013 – 1 min. 30)
Parmi la foule et les ombres grises d’une gare ou d’un aéroport, un ange passe (presque inaperçu).

Les dites Cariatides d’Agnès Varda
(documentaire – France – 1984 – 13 min.)
Sur les murs de Paris, des femmes nues soutiennent des frontons, des balcons et des corniches. Ce sont les Cariatides. Mais d’où vient leur nom ? Est-ce leur beauté qui inspira Baudelaire ?

Malerei Heute d’Anja-Christin Remmert et Stefan Hayn
(documentaire expérimental – Allemagne – 2005 – 61 min.)
Un peintre s’installe dans les rues de Berlin. Plusieurs années durant il reproduit les slogans des affiches politiques et publicitaires. Les passants s’interrogent : À quoi sert de peindre aujourd’hui ?

Promenade 5 – 20 h

« Richard était un jeune homme qui avait le sens de tout ce qui est semblable dans le monde. » Cette phrase, extraite d’une nouvelle de Johannes V. Jensen, a longtemps hanté Benjamin. Elle lui évoque la vie des marins pour qui tous les ports du monde ne forment qu’une seule et même ville.

Venise de Victor Burgin
(documentaire expérimental – France/Angleterre – 1993 – 27 min.)
À la rencontre entre paysage urbain, cinéma et littérature, une dérive en automobile dans les rues Marseille et San Francisco hantée par la mémoire du film Vertigo d’Alfred Hitchcock.

Histoire de la nuit de Clemens Klopfenstein
(documentaire expérimental – Suisse – 1979 – 63 min.)
Un voyage nocturne, tourné après minuit, en pellicule noir et blanc, dans une douzaine de villes dont les limites s’estompent pour dessiner la physionomie d’une immense métropole européenne.

LE RETOUR DU FLANEUR # 2

Mardi 2 octobre
Auditorium du musée d’Histoire de Marseille 2 rue Henri Barbusse 13001 Marseille
Accès libre dans la limite des 200 places disponibles

Promenade 6 – 18h

La Galerie de la mer

La description de Walter Benjamin en 1928 des faubourgs de Marseille reste incroyablement vivante. Depuis le début des années 2000, dans le sillage de l’historienne Christine Breton, marcher dans ces territoires est le passage obligé de ceux qui veulent connaître la ville.

La Galerie de la mer de Philippe Van Cutsem
(documentaire – Belgique – 2007 – 61 min.)

Hendrik Sturm, artiste-marcheur, Jean-Paul Curnier, philosophe, et Patrick Leboutte, critique de cinéma, explorent les quartiers Nord de Marseille à la recherche d’une galerie souterraine.

en présence d’Hendrik Sturm, artiste – promeneur

Programmé par le musée d’Histoire de Marseille dans le cadre du cycle Les Mardis de l’Histoire de 18h à 20h

LE RETOUR DU FLANEUR # 3

Dimanche 14 octobre
Vidéodrome 2, 49 Cours Julien 13006 Marseille
Entrée à 5 euros (+ 3 euros d’adhésion)

Promenade 7 – 18h

Le pont du nord

« Paris a exaucé le rêve dont les plus anciennes traces sont les labyrinthe sur mes cahiers d’écolier. » Le même rêve semble habiter Jacques Rivette dans Le Pont du Nord et quelques autres de ses films. Un rêve éveillé dans la tradition des Fantômas de Feuillade et du surréalisme.

Le Pont du Nord de Jacques Rivette
(fiction – France – 1982 – 129 min.)
Dans un Paris en pleine transformation, deux femmes circulent en se servant d’une carte en forme de jeu de l’oie. Elles sont poursuivies par les agents d’une police secrète : les Max.

Berlin, symphonie d’une grande ville. Ciné plein air

Samedi 15 septembre à 20h30

Cour du Mémorial de la Marseillaise – 23, rue Thubaneau – 13001
Ciné-concert en plein air. Création musicale originale de Nicolas Cante, pianiste et musicien électronique.

Documentaire de Walter Ruttmann, Allemagne, 1927, 90 min.

Ce film muet dresse un portrait de Berlin. Il prend la forme d’une véritable «symphonie urbaine», genre de cinéma qui tend à rendre compte de l’expérience sensorielle de la ville moderne, concept cher à Walter Benjamin. Un hymne à la capitale allemande et à sa vitalité, de l’aube à la nuit, constamment inventif et d’une extraordinaire beauté plastique.
Programmée hors les murs par le Musée d’Histoire de Marseille : une proposition d’Image de ville dans le cadre de la 23E édition du Festival Ciné plein-air de Marseille organisé par Tilt.
Gratuit. Réservations obligatoires sur www.cinetilt.org

A propos de la création musicale, écoutez l’entretien avec Nicolas Cante

Walter Benjamin : L’à-présent

Mardi 9 octobre à 18h

« Des images fixes et en mouvement dans lesquelles il est donné de voir que l’enfance, l’histoire et la révolution n’ont jamais été bien éloignées. L’enfant est un individu pluriel, flâneur, collectionneur, joueur… et insurgé ».

Projection/rencontre avec Sylvain George, auteur, réalisateur.
De formation en philosophie, droit et sciences politiques, la référence à Walter Benjamin nourrit son rapport à l’histoire et à l’analyse politique, nourrissant la forme et le fond de ses films. Invité par Alphabetville lors d’une micro-résidence, sa découverte de Marseille a été initiée par la lecture des textes de Benjamin sur cette ville.

Programmée par le musée d’Histoire de Marseille dans le cadre du cycle « Les Mardis de l’histoire », en partenariat avec Alphabeville
Auditorium du musée d’Histoire de Marseille, accès libre dans la limite des 200 places disponibles